La noblesse russe a une histoire mouvementée, qui s’étend des forteresses des princes de la Rus de Kiev jusqu’au pouvoir impérial de Moscou et au rayonnement mondial du Tsarisme à Saint-Pétersbourg. Profondément marquée par la tradition orthodoxe, les influences eurasiatiques et l’ambition monumentale d’un empire qui s’étendait sur deux continents, la haute noblesse constituait la colonne vertébrale de l’administration, de la diplomatie et de la conduite des armées. Un Russe Titre de noblesse était toujours synonyme de noblesse suprême, d’exécution inébranlable des devoirs et d’immensité du territoire qui s’étendait des forêts du Cercle d’Or jusqu’aux confins de l’Asie.
Dans notre registre historique, les étapes les plus marquantes de cette fascinante hiérarchie aristocratique se reflètent. La pointe est constituée par l’ancien rang princier du Knjas, qui était initialement réservé aux descendants des dynasties Rurik et Gediminas et qui exerçait une autorité sur des territoires partiellement autonomes. Par ailleurs, on trouve le statut archaïque et prestigieux du Bojaren, qui, pendant des siècles, constituait le cercle de conseillers les plus proches des grands princes et des tsars et préservait la tradition et les possessions foncières de l’ancienne Russie. Avec l’ouverture vers l’ouest sous Pierre le Grand, le titre impérial de comte et la précieuse dignité de baron furent ajoutés, accordés à des ministres, diplomates et chefs militaires exceptionnels du royaume tsariste. Chacun de ces rangs incarne la dignité monumentale et l’héritage historique d’une des aristocraties les plus influentes de l’histoire mondiale.




